Comment fait-on une gravure ?

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Une gravure est une technique artistique consistant à inciser, ou creuser, dans un matériau qui est ensuite encré pour permettre l’impression sur du papier (ou un autre support), aboutissant ainsi à l’oeuvre finale. « Gravure » est en fait un terme générique pouvant désigner une estampe, un tirage, une illustration…La technique de la gravure est d’abord apparue en Chine, au VIIe siècle,  avant de connaître un développement important à la Renaissance.

Il existe trois types de gravures :

– La gravure en taille d’épargne, ou gravure en relief. La planche est creusée là où l’impression de la gravure ne doit avoir aucun effet d’encrage. Le dessin est ainsi épargné, d’où le nom.

– La gravure en taille-douce, ou gravure en creux. Elle se fait sur du cuivre et, contrairement à la technique précédente, l’encre se dépose dans les creusements effectués.

– La gravure à plat, ou impression à plat. Elle n’a pas besoin de reliefs, ou très peu.

 

Pour développer avec les outils utilisés à travers les siècles : Les procédés de gravure

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Qu’est-ce qu’un éclat Levallois ?

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Un éclat Levallois est une pierre travaillée selon une méthode précise, dite Levallois. Au Paléolithique en Afrique et en Europe, on prépare la surface d’un fragment de pierre pour obtenir un ou plusieurs éclats. Le nom vient des carrières de Levallois-Perret, une commune en périphérie parisienne. La méthode fut connue et expliquée au début du XXe siècle, puis définie en 1961 par François Bordes. Selon ce dernier, le plus important est la prédétermination, c’est-à-dire la forme du futur éclat préparé sur une pierre ayant plusieurs fragments. On parle alors d’une méthode à éclat préférentiel.

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D’après l’image, on prépare la pierre pour obtenir deux faces. L’une d’elles est frappée, l’autre sert à former les éclats qui serviront d’outils. On reconnaît donc : deux surfaces distinctes ayant des rôles précis, un contrôle du détachement des éclats, une surface de frappe et une surface de fracturation. Enfin, on utilise la percussion directe pour obtenir les éclats.

Cette méthode pour obtenir des outils apparaît un peu partout dans le monde au Paléolithique, et on suppose une invention indépendante parmi les Homo Sapiens et Néandertaliens qui peuplent la Terre à cette période.

Pour développer : Ici !

Pourquoi on dit « bouc-émissaire » ?

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Un bouc-émissaire désigne un individu, un groupe, une population, etc, qui est pris pour cible pour endosser une responsabilité ou une faute des autres, bien qu’il soit innocent. Le bouc-émissaire peut venir d’une différence, d’un mépris, d’une colère ou d’un avantage qu’il peut avoir.

Une première origine du mot bouc-émissaire se trouve sur « le bouc à Azazel », qui porte les péchés, c’est-à-dire les mauvaises actions d’Israël. Dans la Bible, Dieu demande à Moïse de prendre un bouc pour porter les péchés des hommes, et Moïse envoie ensuite l’animal pour amener les péchés à Azazel, qui est un désert hostile et dangereux. Par la suite, la religion chrétienne parle de sacrifice. Ce sacrifice est aussi célébré chez les juifs par le Yom Kippour, le jour du Grand Pardon.

L’origine du bouc-émissaire peut aussi venir de la Grèce antique, où un rite de purification comprend une victime qui purge ou qui expie certaines fautes. Par extension cela désigne un criminel. Pour chasser une calamité ou une menace pesant sur la cité,  un individu ou un animal pouvait être désigné, le rite allant parfois jusqu’à la mise à mort.

Le mot latin est « caper emissarius » c’est-à-dire « le bouc envoyé dehors ». On retrouve l’idée de l’animal chassé en dehors de la cité, qui expie les fautes des autres.

Jean de la Fontaine en a fait une fable, dans les Animaux malades de la Peste. Elle parle de « ce pelé, de ce galeux d’où venait tout le mal » accusé sur un prétexte pour expier une faute.

«Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.

Sa peccadille fut jugée un cas pendable.

Manger l’herbe d’autrui! quel crime abominable!

Rien que la mort n’était capable

D’expier son forfait: on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.»

Pour développer, René Girard analyse le symbole du bouc-émissaire comme un apaisement symbolique des pulsions agressives de l’Homme. Dans La violence et le sacré, paru en 1972, l’auteur analyse les rites sacrificiels comme des rites codés, organisés, conscients, qui amènent l’ordre dans une communauté. L’unanimité est ramenée contre une seule personne, et la violence ponctuelle permet la solidarité d’un collectif. Cette personne étant marginale (prisonnier de guerre, esclave, enfant informe, roi ou mendiant), le sacrifice du bouc-émissaire est un cas purement humain et social – et s’éloigne donc du religieux.

A lire sur :
https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/02/le-bouc-emissaire.pdf

Le Bouc émissaire de l’Europe : le Juif et l’antisémitisme, caricature d’Abel Pann (1915)

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Quelle est la dernière révolution industrielle ?

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On parle d’une révolution industrielle depuis le XIXe siècle. La société agricole, paysanne, artisanale devient commerçante, ouvrière et industrielle. Cette évolution est tractée par l’utilisation du chemin de fer à partir de 1840, et bouleverse l’économie, le droit, la politique, les sociétés et leurs environnement. Certains font commencer la révolution industrielle à partir de 1837, d’autres voient son essor à Florence au XIVe siècle avec l’arrivée de la bourgeoisie.

Les différentes révolutions industrielles définissent surtout une vague précise d’industrialisation, de progrès techniques et de changements profonds et durables sur les pratiques quotidiennes d’une société. Cette vague appuie, comme un point de rupture net avec le passé. Cela permet de dresser une synthèse suivante :

  • Première révolution (1840) : extraction du charbon, machines à vapeur, industries textile et métallurgique, chemin de fer, construction de ponts et développement des transports. On peut la situer au départ en Angleterre.

  • Deuxième révolution (1890-1910) : extraction du pétrole, invention et utilisation de l’électricité, du gaz, téléphone et télégraphe, industrie automobile. On la situe en Allemagne et à l’Est des. Etats-Unis.

  • Troisième révolution (1970-2000) : la recherche est rythmée par le nucléaire, nouveaux matériaux utilisés (résines, céramiques, silicones), nouveaux moyens de transmission (Internet), transistor et microprocesseur, automate et robot On peut situer les débuts au Japon et à l’Ouest des Etats-Unis.

La quatrième révolution, la dernière en date, est appelée l’industrie 4.0. Née au début du deuxième millénaire, elle prend son essor avec internet. La numérisation permet de créer un monde totalement virtuel, dirigeant le monde réel, physique.

– Tout devient connecté, des logiciels aux acteurs de chaque ligne de production.

– On crée des imprimantes lasers pour produire des objets.

– On parle aussi des ressources alternatives, moins coûteuses en énergies renouvelables, et c’est la première révolution à poser la question énergétique.

– Elle fait naître des débats sur la place des robots, notamment à la place de l’humain.

– D’autres débats ont lieu sur l’accompagnement du corps et de la santé. Le transhumanisme est une possibilité donnée par cette révolution de numérisation totale.

– Enfin elle développe la cyber-sécurité industrielle et les questions d’espionnages, en raison du tout-numérique sur un monde globalisé.

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Que trouve-t-on dans le Nutella ?

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Le Nutella est une marque déposée de pâte à tartiner par la société italienne Ferrero. La marque représente 82% du marché de la pâte à tartiner en 2013. En France, l’usine qui fabrique le Nutella (la même que pour Kinder Bueno) en produit 800 000 pots par jours.

Retournons en arrière : la recette de noisettes mêlées au chocolat vient après la Seconde Guerre Mondiale. Les fèves de cacao sont chères et introuvables. Pietro Ferrero, un pâtissier italien cherche un aliment capable de nourrir correctement les enfants. Il crée un pain au chocolat (ou une chocolatine) avec une partie des fèves de cacao remplacées par des noisettes. Il met au point avec son frère une huile végétale sucrée comprenant noisettes, poudre de cacao et lait écrémé, pour former un pain dur, semblable à un sandwich. La demande est forte, en 1946 la société Ferrero est créée.

Selon l’entreprise, suite à un été très chaud, le fils de Pietro vend ces pains chocolatées dans des petits pots en verre, avec un couvercle en plastique, afin d’éviter que le chocolat ne fonde. On rajoute du beurre de cacao dans la pâte pour la rendre crémeuse et qu’elle ne durcisse plus, et on la tartine sur du pain. Elle s’appelait Gianduia, elle devient Supercrema en 1951, Tartinoise suite à l’interdiction du mot Super dans les publicités, et finalement Nutella en 1964 ! C’est à cette date que la composition est entièrement revue.

La pâte est composée de sucre, d’huile, de noisettes, de cacao, de lait, de lactosérum et d’émulsifiants : 

  • L’huile de palme et le sucre composent 60% de la pâte.
  • L’huile vient de Guinée, de Malaisie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et du Brésil.
  • Le sucre vient des betteraves sucrières françaises (en Picardie, par exemple).
  • Les noisettes viennent de Turquie et d’Italie.
  • Le lait vient de France et de Belgique. Le lactosérum sert à donner une consistance à la pâte, pour la fournir en protéines.
  • Les fèves de cacao crues viennent d’Afrique de l’Ouest.
  • L’émulsifiant, qui unit le mélange, est de la lécithine de soja.
  • Enfin on trouve la vanilline de synthèse, c »est-à-dire de l’arôme de vanille.

 

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Quelques rappels : l’Union Européenne indique un certain danger nutritionnel sur le Nutella. L’emballage autour pourrait causer certaines maladies. Après des promotions sur le prix du pot, des émeutes ont éclaté dans des supermarchés de l’Est et du Nord de la France.

Pour développer :  la partie développement durable de la marque Nutella !

Où trouve-t-on de la pyrite ?

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La pyrite est un minéral composé majoritairement de fer. On doit le terme à Dioscoride, qui en fait mention vers l’an 50 après JC. La pierre est remarquée car elle produit des étincelles : pyr en grec signifie « le feu ». Les hommes préhistoriques l’utilisent pour produire du feu, mais on connaît aussi une autre utilisation, pour fabriquer des miroirs ! La pierre est également utilisée en bijouterie, pour des bracelets ou des colliers.

On l’appelle aussi or des fous car les mineurs à la recherche d’or ont confondu le métal doré précieux avec la pyrite.

On trouve la pyrite dans les sols schisteux et argileux, pauvres en oxygène. Elle s’obtient par l’action des bactéries qui mélangent l’hydrogène présent dans le sol avec du fer. On en trouve aussi dans les météorites tombant sur la Terre. Il y a des gisements en Espagne, en France dans les Pyrénées Orientales et l’Ariège, en Italie comme en Toscane, ou encore au Pérou.

La pierre aiderait enfin à s’organiser dans son travail, à stimuler le cerveau, et à développer la créativité d’une personne qui la toucherait ou l’aurait comme bijou. C’est une pierre dynamique alliant le feu et le fer, remplie des énergies de la terre selon les spécialistes.

Qui sont les Mayas ?

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On situe l’origine des Mayas en Asie. Ils auraient traversé le Détroit de Béring quand il était gelé, ou bien seraient venus des îles de l’Océan Pacifique. Ils seraient les descendants d’un peuple nommé Olmèque, qui est le plus vieux dans la région, et du peuple Aztèque, bien plus récent.

Le mot maya vient du maïs, la céréale qui est une nourriture importante pour les peuples de l’Amérique du Nord et centrale. Ces « homme du maïs » vivent dans les actuels Mexique, Belize, Guatemala, Honduras et le Salvador.

Les Mayas vivent dans de petits villages autour de lieux importants pour la communauté et la religion. Ils n’ont pas fait d’empire, mais ils ont plusieurs centres, des villes importantes, des cités-états. Ils utilisent l’écriture en hiéroglyphe, ils comptent, ils étudient les étoiles et l’architecture.

Ils sont colonisés au XVIe siècle par les espagnols, la culture et la religion changent avec force. Les archives de l’ancienne culture, avant l’arrivée des européens, sont conservées dans des codex, des livres d’histoire et des sciences.

Un mystère demeure : avant le premier millénaire, la civilisation maya a connu un effondrement qui questionne encore aujourd’hui les scientifiques et les historiens. On avance plusieurs hypothèses : le climat, la démographie, les guerres…Des anglais pensent plutôt à un manque de ressources partagées, menant à des révoltes et aux départs des mayas vers d’autres contrées.

Les mystères restent entiers concernant les Mayas ; on découvre encore des sites avec de nouveaux moyens technologiques, comme le balayage au laser. Au Guatemala actuel, les chercheurs ont pu trouver 60,000 structures sous la jungle, et estiment une population allant entre 10 et 15 millions de personnes !

Pour approfondir le sujet : l’article de M-Charlotte Arnaud sur la nature et les dynamiques des cités mayas.