Comment se maquillent les femmes de la cour de Versailles ?

La-toilette---de-Lucius-ROSSI

Les dames de la cour suivent des règles précises.

Le visage doit être blanc, afin de donner l’apparence d’un joli visage, pur, immaculé.

Il est également la couleur de la noblesse, signe que la vie menée est paresseuse et riche. Les femmes se blanchissent la peau et évitent de la faire bronzer au soleil. Elles se protègent avec des ombrelles ou avec des masques qu’elles doivent tenir elles-mêmes.

Le blanc diminue les marques sur le visage, les rougeurs provoquées par des hygiènes de vie difficiles ou par la nourriture. Sous Louis XIV, le fard est utilisé à outrance. Le blanc est obtenu avec la céruse : il s’agit d’une poudre toxique destinée au visage et au buste voire aux bras, qui enlève les imperfections et gomme les rides. Cependant sa toxicité provoque des inflammations des gencives, sécheresse buccale, et des femmes ont des problèmes oculaires. On remplace donc la céruse par de la poudre d’amidon ou du talc.

Une autre couleur est très importante dans le maquillage : le rouge. Obtenu avec du rouge carmin et de la craie de Briançon, cette couleur du pouvoir et de la noblesse montre la séduction d’une femme. Il est apposé sur les joues ou les lèvres, et toutes les dames en portent. Au plus haut des pommettes, le rouge rend les yeux plus éclatants et ressort sur la blancheur de la peau. Malgré les problèmes oculaires qu’il provoque, il reste un produit de grande consommation.

Pour cacher les boutons, les grains de beauté ou pour donner un contraste coloré, les femmes utilisent des mouches. Ce sont de petits morceaux de velours noirs ou de taffetas, qui se posent sur le visage – parfois allant jusqu’à la quinzaine pour une seule femme ! Ils sont ronds mais peuvent être découpés selon les envies ou les messages à faire passer. Les mouches portent des noms comme des caractères : l’assassine (près de l’oeil), l’effrontée (sur le nez), la galante (sur la joue), ou la voleuse (sur un bouton).

On peut enfin parler de la poudre, qui sert pour les visages et les perruques ; et des parfums, aux senteurs florales.

Pour développer, voici un article de Catherine Lanoë : Céruse et cosmétiques sous l’Ancien Régime, XVIe – XVIIIe siècles.

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