Quelle est la plus haute tour du monde ?

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La tour la plus haute du monde est déterminée selon plusieurs critères : la hauteur de la structure (avec des flèches), les antennes ne sont pas prises en compte, et si la tour est achevée ou non.

Ainsi actuellement, en janvier 2018, la tour la plus haute du monde est Burj Khalifa, située à Dubaï. C’est un gratte-ciel des Emirats arabes unis, qui est depuis 2009 la plus haute tour construite au monde. Elle culmine à 828 mètres de hauteur et compte 160 étages.

L’immeuble est conçu d’abord pour être habité, puis les derniers étages sont ensuite réservés pour des bureaux, et un hôtel de luxe. Le budget s’élève à 1,5 milliard d’euros. La tour peut accueillir 35 000 personnes et elle fait 517 240 m², ce qui fait environ 68 habitants au kilomètre carré. L’afflux de visiteurs est considérable, puisque 2 millions de gens passent pour admirer la vue et le bâtiment.

Sa construction fut accompagnée par des critiques qui donnaient une voix aux ouvriers venus d’Asie. Les salaires étaient très bas ( environ 2,85 euros par jour). Des émeutes éclatèrent parmi les ouvriers qui ont vandalisé une partie des infrastructures urbaines.

Cette tour sera bientôt battue par une nouvelle construction qui dépassera le kilomètre de hauteur, et qui sera achevée en 2019 selon les architectes.

Pour finir, voici un diaporama des plus hautes tours dans le monde, en janvier 2018.

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D’où viennent les grecs ?

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On peut situer en premier lieu quelques sites préhistoriques datant de – 700 000 et en – 40 000 avant Jésus-Christ, par des crânes et des traces de l’homme de Néandertal (ou pré-néandertalien).

D’autres habitants sont estimés vers le Néolithique, entre – 7 000 et – 3 000 avant Jésus-Christ. On a retrouvé des statues d’une population installée au sud de la Grèce, en Thessalie, du troisième au premier millénaire. Les habitants ont une culture dite helladique, dont témoignent encore ces statues offertes aux dieux.

Une source plus importante vient de Crète, une île de la Méditerranée occupée par les pélasges, et leur Roi Minos, entre le deuxième et le premier millénaire avant Jésus-Christ. Le nom pélasges est associé à la haute mer, étymologiquement. Homère en parle comme un peuple venant de Thessalie. Hérodote, l’historien grec, donne le premier nom de la Grèce : Pélasgie. Hécatée de Milet, encore un autre historien, dit que les athéniens ont chassé les pélasgiens sur les terres basses de l’Acropole d’Athènes pour récupérer des champs (après s’être aperçus que les marécages de cette zone donnés aux pelasgiens devenaient des champs remarquables…). D’autres encore donnent des origines généalogiques aux premiers grecs avec un certain Pélasgos, premier homme à venir de la mer en Grèce, ou bien soulignent le lien des pélasges avec les phéniciens…les auteurs donnent une multiplicité d’explications à ces grecs, qui passent aussi pour les ancêtres des romains.

Il y a enfin la civilisation mycénienne, peuple originaire de Mycènes, située dans le Péloponnèse. Ce peuple est connu pour les grandes fortifications, éventuellement la destruction de Troie, ainsi que sa présence maritime importante. Après eux, la Grèce connaît ce qu’on appellera « les siècles obscurs ».

Que fait Google ?

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Google est une entreprise américaine fondée en 1998 en Californie, dans la Silicon Valley. Les fondateurs sont Larry Page et Sergueï Brin. Alors étudiants, ils créent un moteur de recherche nommé Google. Le moteur de recherche est connu pour son nouveau système de classement : la popularité des liens, ou la visibilité des sites sur les pages de résultats de recherche de Google. L’un des fondateurs a exprimé le souhait de classer ainsi les informations de la meilleure manière possible. En 2016, 92% des personnes vivant dans le monde utilisaient Google.

Mais Google ne fait pas que ça. L’entreprise a acquis d’autres structures, des logiciels ou des sites webs (comme Youtube, Android ou l’application Waze). Elle développe aussi des services : Google Earth, Google Maps, Google Play, Google Mail, Google Books, etc. Depuis 2010 elle produit également des téléphones et se lance dans la concurrence des réseaux sociaux en lançant Google +, qui met en relation les personnes ayant un compte Google.

Ces acquisitions permettent à Google d’aller sur tous les terrains depuis quelques années : la robotique, l’intelligence artificielle, l’éducation, les services Cloud, les jeux vidéos, les interactions entre l’homme et la machine, la téléphonie mobile en devenant opérateur en 2015, l’aide à l’installation de panneaux solaires sur les toits, l’optique avec les lentilles de contact électronique, organisation de voyages même sans connexion internet, offres d’emplois…

Parallèlement, Google essaye de s’implanter dans le marché chinois en acceptant la censure de certains sites, et fait partie d’un groupe lancé en 2015, Alphabet. Google devient une filiale dans le but de clarifier l’organisation de l’entreprise et de clarifier ses activités.

Bien sûr, ce monopole du marché crée des débats autour du contrôle de l’information et d’une certaine forme de pouvoir d’informer tenu entre les mains du géant qu’est devenu Google.

Qui a chassé les Mongols de Bagdad ?

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La ville de Bagdad est prise en 1258 par les Mongols dirigés par Hulagu Khan, le petit-fils de Gengis Khan. La ville est pillée, les habitants tués et le calife abbasside Al-Musta’sim est exécuté piétiné par les chevaux de ses ennemis. Il avait pourtant refusé de négocier la fin du siège de la ville avec les Mongols, et les menaces diplomatiques n’ont eu pour conséquence que de renforcer la cruauté des hommes du Khan.

Après le pillage d’une des grandes cités du monde, la guerre contre les Mongols continue. Un sultan mamelouk, Qutuz, refuse les négociations et déclenche le Jihâd. En 1260, les deux armées se scrutent et Qutuz envoie un de ses généraux, Baybars (dont on parle ici !), qui remporte une petite victoire contre les Mongols. Ces derniers ont un nouveau chef de guerre, Kîtbûquâ, car Hulagu Khan doit gérer des problèmes de succession. La bataille se déroule sans que Kîtbûquâ attende les renforts de Hulagu, et les mamelouks battent les Mongols à la bataille d’Ayn Jâlût. Ils s’emparent de la Syrie tandis que les perdants se retirent au-delà de l’Euphrate.

Cette victoire donne des ailes à Baybars, qui renverse le sultan Qutuz. Il accueille un survivant de la famille du calife Al-Musta’sim. Il s’agit de son oncle Abû al-Qâsim Ahmad, qui se renomme Al-Mustansîr. Il donne à Baybars le titre de sultan universel, faisant de lui son allié, et annonce que le devoir des musulmans est de reconquérir la ville de Bagdad. Si les Mongols se sont retirés, la ville ne retrouvera pas sa gloire d’antan. La prise de la ville reste un élément marquant dans la mémoire arabe, puisqu’elle a encore des échos dans l’imaginaire collectif, comme la fin d’un âge d’or et la fragilité de l’islam.

A quoi sert le Krak des Chevaliers ?

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Le Krak des Chevaliers est un château-fort qui se fait une réputation durant les croisades. Il est situé sur une montagne à l’ouest de la Syrie, environ à 500 mètres de hauteur. Le mot krak vient du syriaque (une langue du Proche-Orient) karak et veut dire « forteresse ». Le site fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO et fut utilisé, et donc dégradé en 2012-2014, lors de la guerre civile syrienne.

Avant cette date, le Krak est une installation qui fait partie d’un système de défense des Etats latins d’Orient. C’est un point stratégique, carrefour des routes entre Homs, Tortose, Antioche et Beyrouth, les grandes villes tout autour de la région. Il se situe aussi en dehors des routes très empruntées, ce qui rend la conquête difficile si on souhaite y accéder.

Plus précisément, au Xe siècle, le calife Al Hakim attaque les chrétiens d’Orient et ferme les lieux de culte de Jérusalem. Les routes et les lieux de pèlerinage étant donc fermés, le Pape déclenche alors la première croisade, pour que l’on puisse à nouveau se rendre sur la terre de naissance du christianisme. Une fois sur place, les croisés prennent la place des kurdes qui ont consolidé le château. Une garnison franque, puis les Hospitaliers (des médecins et des soigneurs pour les croisés) gardent successivement la place forte. En 1142, elle prend le nom de Krak des Chevaliers, et les constructions continuent tout autour du château, avec des rajouts de signaux de feux pour prévenir des attaques.

Malgré des tremblements de terre et certains assauts, le Krak continue de résister et se consolide encore durant la seconde croisade. Il pouvait accueillir 2,000 hommes en armes et tenir un siège de cinq ans par sa capacité de stockage de nourriture. Mais, au début du XIIIe siècle, la croisade s’essouffle et le Krak est peu défendu face aux assauts des Mamelouks. Il est abandonné suite à une ruse du Sultan Baybars, qui a écrit et envoyé une lettre sous le nom d’un grand croisé ordonnant de laisser le fort pour sauver la vie des habitants, et le site fut mis de côté.

Pourquoi Voltaire habite-t-il chez Emilie du Châtelet ?

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Emilie du Châtelet est une mathématicienne, physicienne et scientifique contemporaine de Voltaire. Douée à l’étude, elle apprend plusieurs langues, elle connaît toutes les matières scientifiques, sait monte à cheval, jouer de la musique et faire du théâtre.

Elle rencontre Voltaire en 1734 et ils deviennent amants. Voltaire, qui a des soucis avec le Roi de France Louis XV se réfugie dans le château d’Emilie du Châtelet, à Cirey. Car il vient de publier ses Lettres Philosophiques et la police royale le recherche. La censure et les représailles sont normales à cette époque, car le Roi concentre tous les pouvoirs de manière absolue. Ainsi le Château de Cirey devient un refuge pour le couple – couple qui va durer une quinzaine d’années. Voltaire quitte donc Paris et s’installe dans ce château délabré, qui est une possession du mari toujours absent de son amante. Le Château de Cirey se trouve dans le duché de Lorraine, actuellement la Haute-Marne.

La vie au Château de Cirey encourage les deux amants à produire de nouvelles œuvres et à étudier. Emilie du Châtelet mène des expériences scientifiques à son domicile, et organise aussi des concerts ou des pièces de théâtre. Elle travaille à la traduction de Newton, des principes mathématiques, et de la philosophie dite naturelle (appellation des sciences à cette époque). On dit que les conversations échangées avec Voltaire ont contribué à la rédaction de leurs ouvrages respectifs.

Les deux amants se sont séparés mais l’histoire reste présente, notamment sur la porte d’honneur du Château de Cirey. Voltaire y a fait graver ces quelques vers :

«  Asile des beaux arts,

solitude où mon cœur est toujours demeuré

dans une paix profonde,

c’est vous qui donnez le bonheur

que promettait en vain le monde ».

Et, en guise d’épitaphe, Voltaire a résumé la vie d’Emilie du Châtelet par ces mots :

      « Madame,

Quel faible hommage pour vous qu’un de ces ouvrages de poésie qui n’ont qu’un temps, qui doivent leur mérite à la faveur passagère du public et à l’illusion du théâtre pour tomber ensuite  dans la foule et dans l’obscurité.
Qu’est-ce en effet qu’un roman mis en action et en vers, devant celle qui lit les ouvrages de géométrie avec la même facilité que les autres  lisent les romans ; devant celle qui n’a trouvé dans Locke, ce sage précepteur du genre humain, que ses propres sentiments et l’histoire de ses pensées ; enfin aux yeux d’une personne qui, née pour les agréments, leur préfère la vérité ? »

Quelles sont les villes les plus peuplées dans le monde ?

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On trouve deux classements des villes les plus peuplées. Selon l’ONU et selon un géographe.

Selon l’ONU, Tokyo est la ville la plus peuplée au monde avec 38-40 millions d’habitants. Selon le géographe François Moriconi-Ebrard, la ville la plus peuplée est Shanghai, avec 95 millions d’habitants (contre 24 millions selon les comptes de l’ONU).

Comment expliquer cette différence et l’écart de population entre les deux ? Tout simplement, la définition de la ville n’est pas la même. Le géographe calcule la population selon la continuité des bâtiments (la suite d’immeubles, de rues, d’entreprises, de commerces, de loisirs, sans espaces ni champs ni forêts). On appelle ça une agglomération et prend en compte tout un espace urbain, et non pas une ville plus restreinte. L’ONU calcule la population à partir des statistiques fournies par les Etats, qui considèrent la ou les villes différemment, pas forcément comme une agglomération. On obtient donc des chiffres plus petits, et des villes rétrécies.

Le tableau du géographe  : tableau des villes les plus peuplées

Le tableau de l’ONU :

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Bien sûr la population augmente et les chiffres sont en constante évolution partout.