Quelle est la dernière révolution industrielle ?

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On parle d’une révolution industrielle depuis le XIXe siècle. La société agricole, paysanne, artisanale devient commerçante, ouvrière et industrielle. Cette évolution est tractée par l’utilisation du chemin de fer à partir de 1840, et bouleverse l’économie, le droit, la politique, les sociétés et leurs environnement. Certains font commencer la révolution industrielle à partir de 1837, d’autres voient son essor à Florence au XIVe siècle avec l’arrivée de la bourgeoisie.

Les différentes révolutions industrielles définissent surtout une vague précise d’industrialisation, de progrès techniques et de changements profonds et durables sur les pratiques quotidiennes d’une société. Cette vague appuie, comme un point de rupture net avec le passé. Cela permet de dresser une synthèse suivante :

  • Première révolution (1840) : extraction du charbon, machines à vapeur, industries textile et métallurgique, chemin de fer, construction de ponts et développement des transports. On peut la situer au départ en Angleterre.

  • Deuxième révolution (1890-1910) : extraction du pétrole, invention et utilisation de l’électricité, du gaz, téléphone et télégraphe, industrie automobile. On la situe en Allemagne et à l’Est des. Etats-Unis.

  • Troisième révolution (1970-2000) : la recherche est rythmée par le nucléaire, nouveaux matériaux utilisés (résines, céramiques, silicones), nouveaux moyens de transmission (Internet), transistor et microprocesseur, automate et robot On peut situer les débuts au Japon et à l’Ouest des Etats-Unis.

La quatrième révolution, la dernière en date, est appelée l’industrie 4.0. Née au début du deuxième millénaire, elle prend son essor avec internet. La numérisation permet de créer un monde totalement virtuel, dirigeant le monde réel, physique.

– Tout devient connecté, des logiciels aux acteurs de chaque ligne de production.

– On crée des imprimantes lasers pour produire des objets.

– On parle aussi des ressources alternatives, moins coûteuses en énergies renouvelables, et c’est la première révolution à poser la question énergétique.

– Elle fait naître des débats sur la place des robots, notamment à la place de l’humain.

– D’autres débats ont lieu sur l’accompagnement du corps et de la santé. Le transhumanisme est une possibilité donnée par cette révolution de numérisation totale.

– Enfin elle développe la cyber-sécurité industrielle et les questions d’espionnages, en raison du tout-numérique sur un monde globalisé.

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Que trouve-t-on dans le Nutella ?

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Le Nutella est une marque déposée de pâte à tartiner par la société italienne Ferrero. La marque représente 82% du marché de la pâte à tartiner en 2013. En France, l’usine qui fabrique le Nutella (la même que pour Kinder Bueno) en produit 800 000 pots par jours.

Retournons en arrière : la recette de noisettes mêlées au chocolat vient après la Seconde Guerre Mondiale. Les fèves de cacao sont chères et introuvables. Pietro Ferrero, un pâtissier italien cherche un aliment capable de nourrir correctement les enfants. Il crée un pain au chocolat (ou une chocolatine) avec une partie des fèves de cacao remplacées par des noisettes. Il met au point avec son frère une huile végétale sucrée comprenant noisettes, poudre de cacao et lait écrémé, pour former un pain dur, semblable à un sandwich. La demande est forte, en 1946 la société Ferrero est créée.

Selon l’entreprise, suite à un été très chaud, le fils de Pietro vend ces pains chocolatées dans des petits pots en verre, avec un couvercle en plastique, afin d’éviter que le chocolat ne fonde. On rajoute du beurre de cacao dans la pâte pour la rendre crémeuse et qu’elle ne durcisse plus, et on la tartine sur du pain. Elle s’appelait Gianduia, elle devient Supercrema en 1951, Tartinoise suite à l’interdiction du mot Super dans les publicités, et finalement Nutella en 1964 ! C’est à cette date que la composition est entièrement revue.

La pâte est composée de sucre, d’huile, de noisettes, de cacao, de lait, de lactosérum et d’émulsifiants : 

  • L’huile de palme et le sucre composent 60% de la pâte.
  • L’huile vient de Guinée, de Malaisie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et du Brésil.
  • Le sucre vient des betteraves sucrières françaises (en Picardie, par exemple).
  • Les noisettes viennent de Turquie et d’Italie.
  • Le lait vient de France et de Belgique. Le lactosérum sert à donner une consistance à la pâte, pour la fournir en protéines.
  • Les fèves de cacao crues viennent d’Afrique de l’Ouest.
  • L’émulsifiant, qui unit le mélange, est de la lécithine de soja.
  • Enfin on trouve la vanilline de synthèse, c »est-à-dire de l’arôme de vanille.

 

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Quelques rappels : l’Union Européenne indique un certain danger nutritionnel sur le Nutella. L’emballage autour pourrait causer certaines maladies. Après des promotions sur le prix du pot, des émeutes ont éclaté dans des supermarchés de l’Est et du Nord de la France.

Pour développer :  la partie développement durable de la marque Nutella !

Où trouve-t-on de la pyrite ?

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La pyrite est un minéral composé majoritairement de fer. On doit le terme à Dioscoride, qui en fait mention vers l’an 50 après JC. La pierre est remarquée car elle produit des étincelles : pyr en grec signifie « le feu ». Les hommes préhistoriques l’utilisent pour produire du feu, mais on connaît aussi une autre utilisation, pour fabriquer des miroirs ! La pierre est également utilisée en bijouterie, pour des bracelets ou des colliers.

On l’appelle aussi or des fous car les mineurs à la recherche d’or ont confondu le métal doré précieux avec la pyrite.

On trouve la pyrite dans les sols schisteux et argileux, pauvres en oxygène. Elle s’obtient par l’action des bactéries qui mélangent l’hydrogène présent dans le sol avec du fer. On en trouve aussi dans les météorites tombant sur la Terre. Il y a des gisements en Espagne, en France dans les Pyrénées Orientales et l’Ariège, en Italie comme en Toscane, ou encore au Pérou.

La pierre aiderait enfin à s’organiser dans son travail, à stimuler le cerveau, et à développer la créativité d’une personne qui la toucherait ou l’aurait comme bijou. C’est une pierre dynamique alliant le feu et le fer, remplie des énergies de la terre selon les spécialistes.

Qu’est-ce qu’une lagune ?

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Une lagune est une étendue d’eau peu profonde séparée de la mer ou de l’océan par un cordon de terre. Ce cordon littoral se modifie continuellement selon la houle et les marées. La lagune peut être en lien avec la mer via un fleuve, une passe d’eau appelée grau, ou par une nappe souterraine selon la perméabilité du cordon de sable.

Les lagunes furent utilisées par les hommes préhistoriques, car elle contient de nombreux poissons dont certains qui ne vivent que dans ce milieu aquatique particulier. Elles ont également un rôle écologique et de tampon en retenant ou en régulant des arrivées d’eau.

Il y a quatre types de lagune : ouverte (donnant sur la mer, vidangée à marée basse), fermées (moins salées), semi-fermées (les canaux peuvent être bloqués), estuariennes (le courant fluvial s’ajoute aux marées).

On trouve des lagunes au bord des mers n’ayant pas ou peu de marées. En France, elles se trouvent dans la région méditerranéenne. On connaît la célèbre lagune de Venise, en Italie. En Espagne, on parle de la Mar Menor, surnommée « la plus grande piscine d’Europe ».

Pour développer, on peut s’intéresser à la gestion d’une lagune, comme en Languedoc-Roussillon : Ici !

Qui sont les Mayas ?

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On situe l’origine des Mayas en Asie. Ils auraient traversé le Détroit de Béring quand il était gelé, ou bien seraient venus des îles de l’Océan Pacifique. Ils seraient les descendants d’un peuple nommé Olmèque, qui est le plus vieux dans la région, et du peuple Aztèque, bien plus récent.

Le mot maya vient du maïs, la céréale qui est une nourriture importante pour les peuples de l’Amérique du Nord et centrale. Ces « homme du maïs » vivent dans les actuels Mexique, Belize, Guatemala, Honduras et le Salvador.

Les Mayas vivent dans de petits villages autour de lieux importants pour la communauté et la religion. Ils n’ont pas fait d’empire, mais ils ont plusieurs centres, des villes importantes, des cités-états. Ils utilisent l’écriture en hiéroglyphe, ils comptent, ils étudient les étoiles et l’architecture.

Ils sont colonisés au XVIe siècle par les espagnols, la culture et la religion changent avec force. Les archives de l’ancienne culture, avant l’arrivée des européens, sont conservées dans des codex, des livres d’histoire et des sciences.

Un mystère demeure : avant le premier millénaire, la civilisation maya a connu un effondrement qui questionne encore aujourd’hui les scientifiques et les historiens. On avance plusieurs hypothèses : le climat, la démographie, les guerres…Des anglais pensent plutôt à un manque de ressources partagées, menant à des révoltes et aux départs des mayas vers d’autres contrées.

Les mystères restent entiers concernant les Mayas ; on découvre encore des sites avec de nouveaux moyens technologiques, comme le balayage au laser. Au Guatemala actuel, les chercheurs ont pu trouver 60,000 structures sous la jungle, et estiment une population allant entre 10 et 15 millions de personnes !

Pour approfondir le sujet : l’article de M-Charlotte Arnaud sur la nature et les dynamiques des cités mayas. 

C’est quoi, Venise au XVIe siècle ?

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Venise avant le XVIe est une République puissante. Elle a annexé des territoires et des places commerciales en Méditerranée, jusqu’à l’Orient. La République est dans un réseau commercial important, le plus vaste et le plus étendu de son époque. Les galères vénitiennes sont les plus efficaces et permettent une omniprésence de leurs marchands.

Au XVe siècle elle affronte les autres cités italiennes comme Gênes, Rome, Naples, Milan et Florence. Les cités se battent pour dominer l’Italie, jusqu’à l’entrée en lice des puissances européennes comme la France. Venise est menacée par des alliances visant à sa chute, mais elle tient bon. Elle reste l’un des seuls états non conquis, mais le changement de centre de gravité du commerce-monde va diminuer sa puissance.

Il y a deux raisons au déclin de Venise : tout d’abord les routes commerciales se déplacent, elles vont de la Mer Méditerranée à l’Océan Atlantique. Elle perd donc sa place de grand port européen. Ensuite, elle doit faire face aux états militaires comme la France, l’Espagne ; l’Empire ottoman voisin prend ses possessions sur la route du Levant et en Grèce. Cette perte commerciale bascule dans l’exploitation des terres, à laquelle se rajoutent des épidémies de peste.

Dans le même temps la ville développe ses arts : peinture, architecture, sculpture…Les peintres comme le Titien, les Bellini, Le Tintoret, Véronèse produisent des œuvres ; des villas en style Renaissance suivent le cours du Grand Canal.

Qu’est-ce que le dollar constant ?

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Le dollar est une monnaie utilisée dans beaucoup de pays, mais on en parle surtout comme étant la monnaie des Etats-Unis. Le dollar vient du thaler, une monnaie internationale utilisée depuis le XVIe siècle dans les échanges commerciaux. Le « thaler » devient « daalder » puis « dollar » en étant amené par les hollandais au XVIIe siècle, puisqu’ils se tenaient à l’endroit de l’actuelle New-York, qui s’appelait alors la Nouvelle-Amsterdam.

La monnaie est donc constante, c’est-à dire que son pouvoir d’achat reste constant sur une année. Elle n’est pas soumise aux inflations ou aux déflations, qui peuvent modifier sa valeur. Elle s’oppose à la monnaie courante, qui est la monnaie d’une période ponctuelle soumise aux changements perçus par les acheteurs. Pour passer d’une monnaie courante à une monnaie constante, on utilise les indices des prix. On se base sur les revenus des ménages (les foyers) ou sur l’indice des prix à la consommation ; les deux indiquent le pouvoir d’achat, soit les dépenses moyennes des ménages.

Ainsi s’obtient une valeur du dollar constant, un dollar qui n’est pas modifié par les changements de prix généraux.